Vous prendrez bien une expression?
Semaine N°09/10  - Avoir la puce à l’oreille

Il était une fois une puce qui s’appelait Léonore. Elle partit chez Drakkar Oreilles, l’agence immobilière des puces. Elle entra dans l’agence :

-     Bonjour Monsieur.

-     Bonjour, Madame, que voulez-vous ?

-     Je voudrais une oreille, car la précédente était trop petite, trop bruyante et trop poilue.

-     Je cherche tout de suite dans mes papiers. Ah, je n’en ai que trois en réserve. Suivez-moi, on va aller les visiter.

Léonore visita d’abord l’oreille de Francis.

-       Désolée, Monsieur, cette oreille sent mauvais. Je ne la prends pas.

-       Oui mais c’est calme vous savez, il n’y a pas beaucoup de bruit.

-       Non, je n’habiterai pas ici.

La deuxième, c’est celle d’Albert.

-       Elle est trop petite ! Comment voulez-vous que je mette mes affaires ?

-       Il y a pourtant une belle vue sur la maison d’Albert.

-       Non merci.

-       Madame, ne vous inquiétez pas, il m’en reste une. Allons la visiter.

-       D’accord.

C’était celle de Jean. Léonore décida tout de suite d’emménager dans celle-là.

- Je l’aime bien, elle est assez grande. Je pourrai mettre toutes mes affaires. Elle est poilue juste comme il faut : je pourrai bien dormir. Elle est bien propre, je ne serai pas obligée de faire le ménage.

 

Dès le lendemain, Léonore déménagea. Elle criait de joie et chantait. Elle voulut acheter de la peinture verte chez Bricopuce, mais elle trouva du rose fuchsia et décida de l’acheter pour ses murs. Elle installa un écran plat, un lit à baldaquin, des cadres de souvenirs et une salle de bain. Quand soudain, Léonore aperçut une chose bizarre qui s’approchait d’elle, une chose grosse, poilue et blanche. Léonore commença à prendre peur.

- Oh mon dieu, c’est une alerte niveau 4. Attentat au coton-tige !

Jean se grattait l’oreille avec un coton-tige et prit la puce sur son passage. Il aperçut Léonore.

-       Que fais-tu là ? Tu n’as rien à faire ici.

-       Je suis Léonore la puce. Je suis venue chez toi car je n’avais plus d’endroit pour vivre. J’ai tout fait moi-même, j’ai fait une déco magnifique. C’est tellement beau dans ton oreille.

-       Je ne suis pas un cohabitant d’oreille.

-       Mais j’ai tous mes souvenirs, toutes mes affaires.

-       Bon alors, je te laisse le temps pour faire ses valises, mais tu ne resteras pas ici.

 

Après qu’on l’ait expulsé, Léonore partit avec ses bagages avec l’air triste. Elle fit son chemin en passant par les cheveux. Puis elle rencontra Théodore le pou. Elle le trouva très gentil et très mignon. Lui, il trouva que les yeux de Léonore étaient bleus comme l’océan et que ses cheveux étaient magnifiques. Elle rougit devant Théodore car elle était timide.

Théodore l’invita au restaurant « Le coeur de puce ». Ils entrèrent et la serveuse les installa à table. Ils se mirent à discuter.

-       Quelle est ta couleur préférée ? demanda Théodore.

-       Mauve. Et toi, quel est ton plat préféré ?

-       Les cheveux aux pellicules. Et ton chanteur préféré ?

-       Oh j’adore Star Poux.

-       Moi aussi, ma chanson préférée, c’est « Amour sans fin ».

Le coeur de Léonore battait à cent à l’heure pour Théodore. Ils se regardaient droit dans les yeux puis ils rougissaient. Une chanson commença. C’était « Tu la loves » de Star Poux. Théodore l’invita à danser.

Après cette danse, ils revinrent à table. Le serpuce leur demanda :

-       Que voulez-vous ?

Ils prirent du jus de shampooing, de la soupe de sang et des cheveux aux pellicules comme plat. A la fin du repas, Théodore demanda à Léonore de venir vivre avec lui.

 

Ils s’installèrent donc chez Théodore, dans l’oreille droite.

-       Ta maison est jolie mais elle est trop petite pour nous deux.

-       Tu as raison, Léonore, surtout si on a des enfants. Je connais un endroit plus grand : le nombril de Jean.

-       Non, Théodore, les nombrils sont trop petits.

-       Le nombril de Jean est énorme. Suis-moi.

Ils firent leurs valises et s’installèrent dans leur nouvel habitat. Heureux, ils discutaient.

-       Je t’aime, tu es trop belle.

-       Toi aussi, tu es magnifique.

Mais vers 18 heures, Jean décida de se laver. Il se fit couler un bain ; il mit des boules de parfum, lança une musique et se jeta dans l’eau. Après avoir traîné, il se frotta le nombril. L’eau arriva vers eux. Le couple fut éjecté dans l’eau. Quand Jean retira le bouchon, ils tombèrent dans le tuyau de la baignoire. Ils furent emportés dans les égouts.

- Je me noie, cria Léonore.

Théodore la sauva. Après trois heures de nage, ils aperçurent une île.

-       Grimpons dessus.

-       Hé, je ne suis pas une île, je suis un rat. Si vous voulez vivre sur mon dos, il y a des règles : pas de fête le soir, compris ?

Léonore et Théodore acceptèrent les conditions. Depuis ce jour, ils habitent sur le rat et vivent heureux.

 

Les élèves de 5ème primaire de l'Ecole du centre

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